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L'urologie est une discipline
médicochirurgicale en interactions avec de nombreuses spécialités comme la
néphrologie, la cancérologie, l'endocrinologie ou la
gynécologie.
Sa
pratique a bénéficié ces dernières années de grandes avancées technologiques
comme la lithotritie extra-corporelle, l'endo-urologie, la coelioscopie et le
LASER.
Historique
L'urologie au CHU de Poitiers
Pathologies et traitements en cours
HISTORIQUE

uLes premières traces écrites de la pratique de
l'Urologie remontent à l'Antiquité. Dès le Vème siècle avant Jésus Christ, les
médecins grecs évoquaient le traitement du rétrécissement du canal de l'urètre
et des calculs vésicaux.
Toutefois, Hippocrate lui-même déconseillait à ses
élèves de pratiquer la «taille vésicale», trop morbide, pour extraire les
calculs de vessie. Historiquement, la chirurgie de la lithiase,
maladie caractérisée par l'apparition de pierres dans la vessie ou les reins, a
été le coeur de métier de l'urologie.
L'urologie s'est ensuite développée dans la prise en
charge chirurgicale des manifestations uro-génitales de la tuberculose, puis des
tumeurs bénignes (hypertrophie bénigne ou adénome) de la prostate.
Le second grand axe de développement de cette
spécialité se situe au XIXème siècle avec la prise en charge des conséquences de
la tuberculose sur les voies urinaires supérieures et l'urètre, puis ensuite
avec le traitement des tumeurs rénales et vésicales.
Enfin, c'est en urologie qu'a débuté la grande
aventure de la transplantation. Ce sont les urologues qui ont initié la
transplantation rénale avec la première, réalisée avec un donneur vivant
apparenté, à l'hôpital Necker en 1952.
Aujourd'hui, le champ d'action de l'urologie est
vaste. La discipline s'intéresse à ce qu'on appelle le haut-appareil (reins,
uretères, retro-péritoine et ganglions) et le bas-appareil (vessie, prostate,
urètre, organes génitaux masculins chez l'homme, statique pelvienne et
incontinence chez la femme).
Cette spécialité médicochirurgicale touche à beaucoup
d'autres disciplines : cancérologie, endocrinologie, gynécologie,
néphrologie.
L'UROLOGIE
AU CHU DE POITIERS
L'urologie privilégie la coeliochirurgie
Le
panel des opérations réalisables sous coelioscopie est très large en urologie.
Maintenant, par cette voie d'abord, nous réalisons 80% des néphrectomies totales
et la majorité des néphrectomies partielles pour tumeurs du rein de moins de 7
cm, 100% des prostatectomies, la grande majorité des cystectomies,100% des
promonto-fixations (cures de prolapsus), les curages ganglionnaires pelviens, la
chirurgie de la varicocèle ou 100% des cures de syndromes de jonction
pyelo-urétérale.
Dans
les prostatectomies totales pour cancers cette voie d'abord est privilégiée par
rapport à la laparotomie car les
suites opératoires sont meilleures respectant au maximum des nerfs de
l'érection ; la douleur y est moindre et l'hospitalisation plus courte.
Dès
que cela est possible pour toutes les interventions, nous faisons en sorte que
cette voie soit privilégiée sans prendre de risques : si cette voie d'abord
n'est pas réalisable en sécuriténous convertissons en chirurgie conventionnelle.
Mais nous avons développé une expérience et une formation optimum de cette voie.
Par exemple, nous pratiquons la cystectomie par coeliochirurgie. Le service
d'urologie espère que le CHU se dote rapidement d'un robot.
PATHOLOGIES ET TRAITEMENTS DE
RECOURS
Les pathologies les plus souvent rencontrées sont :
- pour le haut-appareil : les tumeurs du rein et de
la voie excrétrice, la lithiase urinaire, l'insuffisance rénale et son
aboutissement à la transplantation rénale en collaboration avec l'équipe de
néphrologie ;
- pour le bas-appareil : l'adénome ou hypertrophie
bénigne de la prostate, le cancer de la prostate, les tumeurs de la vessie, le
rétrécissement du canal de l'urètre, les cystites interstitielles,
l'incontinence.
L'adénome de la
prostate
L'adénome de la prostate est une pathologie bénigne de l'homme qui augmente
(hypertrophie ) le volume de la prostate pouvant comprimer l'urètre, retentir sur la vessie et
perturber la miction. Elle touche 90% des hommes mais tous n'en souffrent pas.
Au CHU, les urologues traitent le problème soit par
résection trans-urèthrale (la partie de la prostate causant l'obstruction est
enlevé par petits morceaux par le biais d'un résecteur introduit par l'urèthre).
Maintenant la technique bipolaire permet de réaliser des résections de prostate
de plus gros volume ; environ soixante-dix résections de prostate sont
réalisées chaque année au CHU de
Poitiers.
Une technique récente au LASER HPS, très peu
invasive, émise par le biais du cystoscope, vaporise le tissu prostatique
hypertrophié. Ce LASER HPS permet aussi de traiter certains patients à risques
cardiaques ou sous anti-coagulants. Il permettra de diminuer les risques liés
aux sondes à demeure et de réduire les infections nosocomiales par contamination
sur sonde. Nous avons accès à ce type de traitement. Il existe un autre type de
LASER HoLEP qui permettrait de traiter en 48h d'hospitalisation des volumes de
prostate qui actuellement imposent encore la chirurgie ouverte ; un projet
du service est de se doter de ce matériel.
Le cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est le premier cancer chez
l'homme de plus de 50 ans. La moitié des consultations hebdomadaires concernent
le cancer de la prostate.
Tous les patients sont pris en charge par le service
d'urologie puisque le seul diagnostic valable, la biopsie de la prostate, est
effectué uniquement dans ce service, en salle d'actes externes
(S.A.E.).
Quand le cancer est confirmé, l'équipe médicale
évalue son importance, son extension, l'âge du patient est pris en compte et
plusieurs options de traitement lui sont proposées, quand les indications sont
proches. La surveillance active avec des biopsies répétées peut permettr
ed'éviter la chirurgie s'il n'y a qu'un micro foyer ; la chirurgie et le
traitement médical sont proposés par les urologues ; mais les médecins
travaillent en concertation régulière avec, les radiothérapeutes réalisant ainsi
une unité de traitement du cancer de la prostate, avec la curiethérapie ou la
radiothérapie externe et aussi les oncologues si il y indication d'une
chimiothérapie adaptée
A
Poitiers, près de 400 biopsies de prostate et 60 prostatectomies sont réalisées
par an (à peu près autant de
patients ont été traités en curiethérapie et en radiologie externe).
Les tumeurs de la vessie
Les tumeurs de la vessie affectent une cinquantaine
de nouveaux patients accueillis au CHU chaque année. Le service d'urologie
utilise désormais de façon courante une nouvelle technique de dépistage par
photosensibilisation : la lumière bleue.
Souvent bénigne, cette tumeur peut être très lourde à
traiter si elle devient cancéreuse. L'équipe d'urologie du CHU a recours à la
coeliochirurgie pour les exérèses du bloc vésico-prostatique et pratique des
dérivations urinaires ou, lorsque cela est possible des remplacements de vessie.
Par an, environ 150 résections de tumeurs de vessie
ont été réalisées et plus de 400 cystoscopies de surveillance de ces tumeurs ont
été effectuées maintenant en salle d'actes externes (SAE).
Concernant le bas-appareil, le service d'urologie
réalise des incisions endoscopiques (uréthrotomies) des rétrécissements de
l'urèthre. Il s'intéresse aussi aux cystites interstitielles, pathologie rare
mais extrêmement handicapante et lourde à traiter. La prise en charge de ces
pathologies rares au CHU de poitiers (cinq par an) consiste en une distension
vésicale avec des traitements médicaux d'exception d'instillation dans la
vessie.
L'incontinence masculine et
féminine
Le service traite également l'incontinence féminine
souvent et aussi masculine (1 à 3 % des patients ayant subi une prostatectomie
totale pour cancer peuvent être sujets à l'incontinence).
Les urologues collaborent avec le service de
réadaptation fonctionnelle pour évaluer les incontinences mixtes (vessie
hyperactive ou neurologique ou due à une sclérose en plaque ou à la maladie de
Parkinson) en réalisant des bilans uro dynamiques (B.U.D.). Ils pratiquent aussi
des injections de toxine botulique pour soigner les incontinences d'origine
neurologique ou traitent les incontinences dues à des malformations.
Les tumeurs du rein et de la voie excrétrice supérieure,
la lithiase urinaire et l'insuffisance rénale
Ce sont les pathologies du
haut-appareil qui mobilisent le plus le service d'urologie.
Les tumeurs du rein
et de la voie excrétrice Les tumeurs du rein sont en
majorité cancéreuses et atteignent plutôt les hommes. Il y a en France, 7 000
nouveaux cas par an souvent découverts fortuitement car les symptômes tels que
l'hématurie ou la douleur lombaire ne sont pas toujours présents.
Les cancers du rein représentent 3% à 4% des cancers
de l'adulte. Ce n'est donc pas une maladie rare.
Le service d'urologie procède à environ 80
néphrectomies totales par an et reçoit une centaine de nouveaux cas de tumeurs
du rein par an.
Le traitement de référence est la chirurgie que nous
pratiquons le plus souvent possible en coelioscopie. Actuellement les petites
(< 7 cm) sont opérées par coelio chirurgie avec conservation du rein quand
cela est possible.
La lithiase urinaire
En France, la prévalence de la lithiase urinaire est de 9,8% de la
population majoritairement masculine. La lithiase urinaire se manifeste par
l'apparition de calculs dans les cavités pyélocalicielles, les uretères, la
vessie et l'urèthre. Les calculs sont composés majoritairement de calcium et
d'acide urique.
Pour la
traiter, le CHU dispose de toutes les techniques modernes
:
- la lithotritie extra corporelle
(LEC) est installée dans le service depuis 1987 : à partir d'un
générateur externe le lithotriteur permet de focaliser des ondes de choc
vers le calcul après repérage radiographique et / ou échographique. La
répétition des ondes fragmente le calcul dont la résistance est liée à sa nature
cristalline.
Au CHU de Poitiers, les patients sont traités par
la LEC en ambulatoire. Ils sont ensuite suivis en consultation tandis que le
suivi de la maladie lithiasique est effectué en collaboration avec l'équipe des
néphrologues qui est experte dans ce domaine. Environ 80 traitements par ondes de choc sont
réalisés par an au CHU.
Si les calculs des reins sont trop volumineux pour
être traités par ondes de choc, les urologues peuvent avoir aussi à
pratiquer :
- la chirurgie percutanée (néphrolithotomie percutanée ou NLPC)
consistant à retirer les calculs par l'insertion d'un néphroscope dans le rein à
partir d'une incision du flanc. Une quinzaine par an sont
pratiquées.
- l'urétéroscopie rigide (URS) puis souple
(URS-S) permettait aussi de traiter les calculs par les voies
naturelles, depuis 1984. Mais, depuis trois ans, l'acquisition du LASER Holmium
YAG par le service, a permis de fragmenter tous les types de calculs quelle
que soit leur dureté : l'URS-S
couplée au LASER Holmium est un traitement efficace avec moins de risque,
donnant un plus grand confort pour les malades avec la réserve de possibles
séances itératives et celle du coût de la technique.
L'insuffisance rénale
L'insuffisance rénale,
qu'elle soit aiguë ou chronique, illustre la collaboration entre les urologues
et les néphrologues.
On distingue plusieurs types d'insuffisance rénale
aiguë :
- l'insuffisance rénale aiguë
fonctionnelle, - l'insuffisance rénale aiguë organique secondaire à
une destruction d'un des constituants du rein assurant la filtration du
sang, - l'insuffisance rénale aiguë obstructive, due à un
obstacle empêchant l'écoulement normal des urines : calcul urinaire, tumeur,
fibrose.
C'est cette dernière catégorie,
quand les cavités rénales sont dilatées et que les urines ne peuvent s'écouler,
qui intéresse les urologues. Quand les cavités rénales ne sont pas obstruées
alors cette insuffisance rénale relève de la Néphrologie.
Dans les cas d'insuffisance
rénale aiguë obstructive (environ 60 cas par an), les urologues sont amenés à
dériver les urines en urgence par des sondes auto statiques «double J» ou par
des néphrostomies percutanées qu'ils posent sous contrôle échographique au bloc
d'urgence.
Quant à l'insuffisance rénale
chronique, une fois en phase terminale, elle nécessite dialyse et
transplantation.
En France, en 2011, selon
l'Agence de biomédecine, 8436 personnes étaient en attente
d'une greffe de rein et 2976 greffes rénales ont été effectuées.
La chirurgie de transplantation
rénale est réalisée par les urologues. Les indications sont posées en
collaboration avec les néphrologues du CHU mais aussi ceux de toute la région.
Les reins sont prélevés au CHU de Poitiers lors des prélèvements multi organes
(PMO) sur malade en état de mort encéphalique. C'est le réseau de coordination
du CHU qui a permis que tous les urologues de la région (Angoulême, La Rochelle,
Saintes Niort) et les chirurgiens vasculaires participent aux PMO. Le réseau
fonctionne très bien et les résultats sont excellents. En 2011 le taux de
prélèvement par million d'habitants (pmh) de la région Poitou-Charentes a été de
30,2 pmh soit le deuxième sur le plan national après le Limousin (48,1
pmh).
Lors du PMO, tous les urologues du service assurent
en astreinte, la préparation des donneurs en état de mort encéphalique pour que
les autres intervenants extérieurs (chirurgiens hépatiques, vasculaires,
cardiaques et thoraciques) puissent effectuer les prélèvements. Selon les 35 à
40 prélèvements multi-organes par
an sont effectués au CHU.
L'autre type de prélèvement est celui à partir d'un
donneur vivant apparenté prévu par les néphrologues. Au CHU nous avons développé
en 2012 le prélèvement intra familial sur donneur vivant par coelio chirurgie ce
qui rend les suites opératoires moins douloureuses.
Cette activité permet qu'environ 65 greffes
de reins soient réalisées par an au CHU avec 3 à 4 greffes intra
familiales. Les cas de transplantations chez des malades vasculaires
sont évalués et opérés avec la collaboration des chirurgiens vasculaires du CHU.
Le suivi des personnes greffées
est ensuite assuré par les néphrologues du CHU et de la région.
Notons que si la majorité des actes effectués en
urologie sont chirurgicaux, certains patients du service sont traités
médicalement de leur pathologie infectieuse le plus souvent. Les urologues
suivent des patients atteints de pathologies infectieuses urinaires ; ils
procèdent au suivi des calculs ou accueillent des
enfants ou adolescents atteints d'énurésie ou de certaines malformations
urinaires.
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LE SERVICE D'UROLOGIE
Localisation
Le service d'urologie du CHU de Poitiers a été créé en 1971 par le
professeur Jacques Aubert venu de l'hôpital Necker.
Le service d'urologie est intégré au pôle digestif, urologie,
néphrologie, endocrinologie (DUNE).
Les consultations sont situées au rez-de-chaussée, couloir
C, de Jean-Bernard, permettant un accueil simple pour les
personnes âgées de plus en plus nombreuses dans cette spécialité.
Le service d'hospitalisation traditionnelle est situé au 5ème
étage, couloir B de Jean-Bernard, et le service d'hospitalisation
de semaine, au 5ème étage, couloir C.
Organisation médicale du service
d'urologie (organigramme à
venir)
Activité
Chaque année, le service d'urologie réalise, en
moyenne :
- plus de 6 000
consultations,
- près de 3 500 séjours
et près de 7 000 journées
d'hospitalisation,
- 65 greffes de
reins.
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EQUIPEMENTS ET INNOVATIONS MEDICALES
Le service comprend :
- 10
lits
d'hospitalisation conventionnelle, mutualisés en 2012 avec deux autres services : chirurgie
viscérale et endocrinienne et
service d'endocrinologie - diabétologie.
- 6 lits d'hospitalisation de
semaine.
L'urologie, qui avait été le
premier service à ouvrir une unité ambulatoire, dispose de 6 places dans l'unité
de chirurgie ambulatoire.
Au bloc
opératoire, le service occupe 2 salles opératoires
dédiées à l'urologie où sont réalisées les interventions réglées et celles de
chirurgie ambulatoire.
Il utilise le
bloc des urgences pour préparer les prélèvements multi organes (PMO) sur les
donneurs en état de mort encéphalique et réaliser les transplantations rénales
ainsi que toutes les urgences urologiques.
Pour traiter ces
pathologies, l'urologie a bénéficié depuis les années 70 de nombreuses avancées
techniques telles que la chirurgie percutanée du
rein, la coelioscopie, la cystoscopie photo sensibilisée en lumière bleue, les
bandelettes sous-urèthrales, la lithotritie extracorporelle et l'acquisition du
LASER Holmium YAG pour le traitement des calculs urinaires et de certaines
tumeurs.
Un projet innovant serait de doter le
service d'un LASER Ho LEP permettant de traiter les adénomes de prostate comme
le faisait la chirurgie ouverte mais en seulement 48h
d'hospitalisation.

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Nos
consultations
EQUIPE MEDICALE
Le
chef de service est le professeur Jacques IRANI. Il est membre de la
délégation à la recherche clinique (DRC) et de la DRC interrégionale
ainsi que du conseil scientifique de l'Association française d'urologie (AFU).
Il est un des rares représentants des urologues français dans le
« board » de l'European Association of Urology (EAU) où il travaille
dans le groupe des recommandations et guides de bonnes pratiques
cliniques.
Docteur Olivier
CELHAY, praticien hospitalier Docteur Thomas CHARLES, praticien
hospitalier
Docteur Elodie
VERDIER, chef de clinique assistant
Docteur Pillot Pierre
EQUIPE
PARAMEDICALE
Catherine
ALLEGRINI, cadre supérieur de santé
Marie-Line DEBARRE, cadre de santé consultations et
hospitalisation traditionnelle Isabelle ARIES,
cadre de santé hospitalisation de semaine
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ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE
Le CHU est un
établissement hospitalier mais aussi d'enseignement et de
recherche.
Actuellement, le
professeur Jacques
Irani assurent la formation des internes du DESC d'urologie
ainsi que la formation continue des professionnels de santé avec l'aide d'un(e)
chef de clinique assistant(e).
De plus, en tant
que membres du Collège d'urologie, les professeurs Doré et Irani enseignent à
tous les internes d'urologie de France deux à trois semaines par an dans le
cadre de l'Enseignement du Collège d'urologie (E.C.U.) qui est une structure de
l'Association française d'urologie (A.F.U.) et du Collège français des urologues
(C.F.U.) .
Surtout le service
d'urologie participe à de nombreuses études de recherche clinique menées avec
tous les médecins et infirmières du service. Le professeur Jacques Irani a été ou est
l'investigateur principal de ces études qui ont abouti à des publications du
service dans des revues internationales telles que des études
sur :
- un nouveau traitement médical du cancer de la prostate par un antagoniste de la
LH-RH (Luteinising Hormone - Releasing Hormone). Jusqu'ici des agonistes de la
LH-RH sont utilisés, mais il est possible que les antagonistes apportent des
bénéfices significatifs. Les antagonistes de la LH-RH pourraient ainsi devenir une alternative
aux molécules actuelles en proposant un traitement relativement court pour un
bénéfice prolongé,
- un
traitement ciblé des cancers de prostate métastatique en résistance au
traitement hormonal,
- un
nouveau marqueur génétique PCA3 qui a des performances diagnostiques bien
meilleures mais qui coûte quinze fois plus cher et n'est pas remboursé.
- une étude prospective multicentrique
nationale «SURACAP» qui cherche à définir un protocole de « surveillance
active » sans traitement immédiat des cancers de prostate présentant des
critères de latence et évitant le sur-traitement des micro foyers de cancer.
Le service
d'urologie collabore avec le Dr Stéphane Guérif qui met en oeuvre la
curiethérapie, et avec le professeur Gaëlle Fromond-Hankard, responsable de la
tumorothèque essentiellement approvisionnée par l'urologie (prostate, vessie,
reins) dans le service d'anatomo-pathologie, spécialisée en uropathologie et
référente nationale de la SURACAP dans le cadre de laquelle elle relit toutes
les biopsies effectuées.
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